Rendre la planète habitable : pour les communes aussi !

Rendre la planète habitable : pour les communes aussi !

Rendre la planète habitable : pour les communes aussi !

Rendre la planète habitable : pour les communes aussi !

Chaque année, nous battons un nouveau record de chaleur. Incendies géants, fonte des glaces, éboulements et inondations deviennent fréquents (sans parler de l’effondrement de la biodiversité), avec des conséquences économiques et humaines incalculables (mais qu’il faudra bien gérer un jour ou l’autre !)

Les scientifiques du monde entier s’accor­dent pour attribuer ces changements à un excès de gaz à effet de serre dans l’atmos­phère, dû au développement des activités humaines depuis le début de l’ère industrielle. Ils préconisent d’atteindre la neutralité carbone au plus tard en 2050 si l’on veut garder notre Terre habitable pour les futures générations.

Pour y arriver, beaucoup de choses doivent changer dans nos modes de transport, dans l’agriculture, dans le logement, dans la façon de produire, dans nos habitudes de consommation,… Et c’est tout de suite et à grande échelle qu’il faut réagir.

Hélas, tout se passe comme si nous avions tout notre temps…

Les assemblées internationales (COP) se suivent et se ressemblent : quel­ques belles déclarations rarement suivies d’effet (leurs décisions ne sont pas contraignantes).

On nous pousse à trier nos déchets, à rouler plus lentement, à économiser l’eau et  régler le chauffage à 19°C en hiver. Ces gestes ne sont pas inutiles mais ils sont sans commune mesure avec les grandes décisions à prendre. Certaines communes tentent d’agir à leur niveau (éclairage des rues à LED, récupération d’eau de pluie, isolation des bâtiments municipaux et remplacement de leur vieille chaudière par une pompe à chaleur, matérialisation de quelques pistes cyclables, etc.) C’est certainement le cas pour Viroflay mais ça ne résoudra pas le problème, de toute façon.

Comment les communes (et les collectivités locales en général) peuvent-elles agir pour réduire notre empreinte carbone, tout en s’adaptant au réchauffement, qui continuera encore de nombreuses années (même si, dès aujourd’hui, nous arrêtions de rejeter la moindre molécule de CO2)?

Pour commencer à inverser la tendance, il faudrait isoler tous les logements, privilégier les modèles de circulation douce ou utiliser les transports collectifs, le covoiturage, arrêter d’employer les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) et les remplacer par l’énergie électrique sous toutes ses formes et donc, rapatrier ou développer les industries nécessaires, multiplier les puits de carbone,…

Tout ceci est hors de portée des seuls particuliers. Les communes, les départements, les régions, l’état, les banques, les industriels, tous doivent concourir à cet objectif.

Pourtant localement, des possibilités, même partielles, existent

Nous pourrions commencer par ombrager l’espace public. Couper de grands arbres adultes pose problème à cause du temps que met un nouveau plant à fournir autant d’ombre. Certaines villes tendent des écrans semi-transparents au-dessus des rues les plus exposées, en attendant. À Viroflay, nous avons la chance de nous situer dans un vallon. De l’eau souterraine nous vient en quantité, de Vélizy, du Bois de Fausses-Reposes, etc. Pourquoi ne pas la capter pour alimenter des fontaines publiques, remplir des bassins, pour l’arrosage gratuit des jardins, pour des « brumisateurs » en été ? Ces installations rendraient de grands services pendant les canicules.

La surface artificialisée tend à s’étendre dans notre commune.

En été, ce sol absorbe la chaleur solaire et la restitue la nuit, ce qui empêche la température de redescendre. Les zones végétalisées, au contraire absorbent certaines pollutions et génèrent une évaporation qui rafraichit l’atmosphère. Les pluies s’infiltrent davantage et arrose le sol. Et c’est gratuit !

Cette stratégie ne concerne pas que les rues et les places. L’habitat y contribue aussi. Le PLU prévoit sa densification de l’habitat autour des gares (qui ne manquent pas à Viroflay et c’est tant mieux !) Mais que ce soit sur la RD10, la rue Arthur Petit, la Place de la Fête, etc., les immeubles sont construits les uns contre les autres, rentabilisant ainsi toute la surface disponible. Aucune aire de jeux ombragée, aucun passage public au calme et tranquillisant pour les parents. Rien pour se reposer et profiter d’espaces verdoyants.

On pourrait allonger cette liste, parler des transports en commun, de l’installation de bornes de recharge, de zones piétonnes, etc. mais nous dépasserions largement la place de ce simple éditorial.

Au fond, ce qu’il semble manquer par dessus tout, c’est de la démocratie au quotidien. Faire confiance aux habitants, leur demander leur avis (et en tenir compte), les aider à construire la ville qui leur convient pour aujourd’hui et demain, permettrait de trouver des solutions innovantes dans de nombreux domaines de la vie courante…

Viroflay environnement – mars 2024

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